Brossard, le 19 mars 2026 – La Chambre de commerce et d’industrie de la Rive‑Sud déplore que les grandes régions du Québec, dont la Rive‑Sud, soient exclues des assouplissements récemment annoncés au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) par le gouvernement fédéral.

Outre le Grand Montréal, les régions de Québec–Lévis, Gatineau, Sherbrooke, Trois‑Rivières, Saguenay et Drummondville sont également non admissibles à ces assouplissements. Ensemble, ces territoires regroupent près des trois quarts de la population et des emplois du Québec. Les entreprises qui se trouvent dans ces régions seront donc pénalisées et continueront de perdre leurs travailleurs étrangers temporaires simplement en raison de la municipalité où elles opèrent.

« En excluant la Rive-Sud et la majorité des grands pôles économiques du Québec de ces assouplissements, on crée une iniquité territoriale difficilement justifiable. Chaque jour, nous entendons des entreprises contraintes de laisser partir des travailleurs essentiels en raison de ces restrictions, avec tout ce que cela implique comme drames humains, ruptures organisationnelles et impacts sur des familles entières. Nos entreprises ne manquent ni de volonté ni de projets, mais elles sont privées des ressources nécessaires pour les réaliser. Sans prévisibilité ni approche cohérente, c’est leur capacité même à opérer, à croître et à investir qui est compromise », indique Jean-François Lévesque, président-directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud.

« Nous demandons au gouvernement fédéral d’agir depuis les restrictions au PTET imposées unilatéralement à l’automne 2024. L’annonce de la semaine dernière arrive très tard et est limitée dans son ampleur, mais elle témoigne d’une prise de conscience qui est bienvenue. En revanche, ce dont les entreprises et les travailleurs ont besoin, c’est de la prévisibilité, et un sursis d’une année seulement ne leur offre pas cela. Dans un an, on va revivre la même crise : tous les travailleurs non sélectionnés au PSTQ feront face à la même échéance qu’aujourd’hui. En excluant des assouplissements au PTET la plupart des grandes villes du Québec, on fragilise encore plus les entreprises qui s’y trouvent », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

La FCCQ et la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud réitèrent que, pour régler le problème de fond, il est nécessaire pour le gouvernement fédéral de prolonger les permis de tous les travailleurs étrangers actuellement en emploi au Québec tant et aussi longtemps qu’ils seront nécessaires pour nos entreprises. Le Québec fait face à 1,3 millions de postes qui deviendront vacants dans les dix prochaines années. Nous avons besoin des travailleurs étrangers pour les combler et permettre à nos entreprises de réaliser leurs projets de développement.

Rappelons qu’un récent sondage mené par la FCCQ et les chambres de commerce de la Montérégie a clairement montré que les restrictions au PTET entraînent des conséquences économiques majeures pour les entreprises de la région :

  • L’impact financier moyen par entreprise jusqu’à maintenant a été une perte de 832 000 $, soit 6% du chiffre d’affaires en moyenne
  • L’impact financier moyen par entreprise projeté pour les deux prochaines années est de 3,2 M$, soit 11,7% du chiffre d’affaires en moyenne
  • 45% des répondants estiment que la survie de leur entreprise est à risque en raison des restrictions
  • 54% des répondants estiment que la région est difficilement (36%) ou pas du tout viable (18%) économiquement en raison de la diminution de l’immigration permanente et temporaire

Cette baisse du chiffre d’affaires s’explique par les conséquences concrètes de cette réduction de leur main-d’œuvre. Lorsque qu’on demande aux entreprises quel a été l’impact opérationnel des restrictions au PTET sur leurs activités, leurs réponses sont claires :

  • 32 % ont refusé ou annulé des contrats
  • 26 % ont abandonné des projets d’investissement
  • 32 % ont réduit leur production

Réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires plombe l’économie de la Montérégie : Lire le communiqué complet ici.


À propos de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud

Depuis 1959, la Chambre agit comme catalyseur de la croissance économique de la Rive-Sud, en plus d’être un porte-parole reconnu auprès de la communauté d’affaires, du public et des différents paliers de gouvernement.

Elle exerce une influence significative en mobilisant et en donnant une voix aux entreprises et aux acteurs économiques de son territoire, établissant ainsi sa position en tant que réseau indispensable pour la communauté d’affaires de la seconde région économique en importance au Québec.

À propos de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

Grâce à son vaste réseau de 120 chambres de commerce et près de 1 000 entreprises membres, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) représente plus de 45 000 entreprises exerçant leurs activités dans tous les secteurs de l’économie et sur l’ensemble du territoire québécois. Plus important réseau de gens d’affaires et d’entreprises du Québec, la FCCQ est à la fois une fédération de chambres de commerce et une chambre de commerce provinciale. Ses membres, qu’ils soient chambres ou entreprises, poursuivent tous le même but : favoriser un environnement d’affaires innovant et concurrentiel.

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