Sur le radar du PDG – Une campagne électorale à saveur Rive-Sud
Au cours des dernières semaines, nous avons reçu tour à tour à nos bureaux du DIX30 des candidats de la Coalition Avenir Québec, du Parti québécois et du Parti libéral du Québec.
Des rencontres assez simples : les candidats, quelques administrateurs de la Chambre autour d’une table, pas de podium, pas de discours. On parle d’économie et, surtout, de la Rive-Sud.
J’en profite pour lever mon chapeau à tous ceux et celles qui se portent candidats, ainsi qu’aux équipes qui les accompagnent. Une campagne électorale exige beaucoup. Peu importe nos allégeances personnelles, des gens choisissent de consacrer temps et énergie à notre vie démocratique. Ça mérite d’être souligné.
Ces rencontres sont aussi parmi les moments de mon travail qui me stimulent le plus. J’ai toujours trouvé les gens plus intéressants que leurs lignes de parti — et les conversations plus utiles que les points de discussion.
Parce qu’elles me permettent de jouer pleinement mon rôle de porte-parole du milieu des affaires et, surtout, de parler franchement de ce qui se passe chez nous.
Et il s’en passe, des choses.
L’Aéroport métropolitain vient d’ouvrir son nouveau terminal. Le Port de Montréal développe Contrecœur. Des centaines de millions sont investis et d’autres projets majeurs prennent forme un peu partout sur notre territoire.
La Rive-Sud a rarement eu autant de vent dans les voiles. À nous d’en profiter.
C’est le message que je porte dans ces rencontres.
Une A-30 congestionnée en permanence n’est pas compatible avec nos ambitions. Des entreprises incapables de prévoir si elles pourront conserver des travailleurs qu’elles ont recrutés et formés non plus. Même chose pour une réglementation qui s’accumule ou un environnement d’affaires qui décourage l’investissement.
Disons que je manque rarement d’appuis dans la salle.
Sur l’immigration, nous avons choisi de documenter plutôt que de simplement commenter. L’étude que nous venons de publier avec nos collègues du Grand Montréal ramène quelques faits dans un débat qui en a bien besoin.
Sur l’A-30, sur la main-d’œuvre, sur les tarifs américains comme sur nos grands projets, notre travail est assez simple à résumer : comprendre ce qui ralentit nos entreprises et décourage nos entrepreneurs, et porter ces réalités là où les décisions se prennent.
Pas besoin d’être toujours d’accord avec nos interlocuteurs. Il faut par contre prendre l’initiative de se retrouver autour de la table. Et, avec les années, j’ai appris une chose : les affaires publiques fonctionnent beaucoup mieux lorsqu’on prend d’abord le temps de connaître les personnes derrière les institutions. J’ai toujours eu un faible pour les conversations qui commencent sans ordre du jour, et finissent avec quelques idées de plus.
C’est un peu le même principe derrière cette nouvelle rubrique « Sur le radar du PDG ».
J’y partagerai de temps à autre ce que je vois, ce que j’entends, ce qui retient mon attention et ce qui m’enthousiasme pour la suite. Une façon, aussi, de vous ouvrir une petite fenêtre sur le travail que nous faisons en votre nom, souvent loin des projecteurs.
Et puisque la conversation doit aller dans les deux sens : si vous aviez cinq minutes avec le prochain gouvernement, que voudriez-vous qu’il comprenne de votre réalité?
Je suis preneur.