Brossard, le 30 mars 2026 – Plus tôt ce mois-ci, la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud a tenu une Grande Rencontre réunissant des dirigeantes et dirigeants du milieu de l’éducation afin de créer un espace d’échange stratégique avec le milieu des affaires. À cette occasion, la Chambre a eu le privilège de recevoir Anne Aubriot Bertot, directrice générale du Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke, Hélène Bailleu, directrice générale du Cégep Édouard-Montpetit et de l’École nationale d’aérotechnique, ainsi que David Bowles, directeur général du Collège Charles-Lemoyne. Dans un contexte où la Rive-Sud s’affirme de plus en plus comme une région autonome, historiquement structurée en étroite relation avec la métropole, dont l’attraction agissait comme une force centrifuge, le territoire connaît aujourd’hui une transformation marquée. La capacité de la Rive-Sud à former, retenir et employer ses talents s’impose désormais comme un enjeu stratégique central pour soutenir la croissance économique et sociale de la région.
Renforcer la compétitivité des entreprises par l’agilité des institutions et le développement du savoir‑être des étudiants
Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, les institutions d’enseignement jouent un rôle essentiel dans la compétitivité des entreprises. Les panélistes soutiennent qu’elles sont en mesure de répondre aux besoins du marché avec beaucoup d’agilité, notamment en accompagnant les entreprises dans leurs besoins de main-d’œuvre et en agissant comme de véritables « accélérateurs de talents ».
Ils rappellent que les programmes de formation ne sont pas figés dans le temps, malgré une certaine croyance populaire voulant qu’ils évoluent trop lentement par rapport aux besoins réels des entreprises. Chaque année, des programmes naissent, ferment ou sont améliorés. Les stages constituent aussi un excellent moyen de rester à jour, grâce aux retours directs des stagiaires et des employeurs.
Les panélistes soulignent également l’importance du développement des savoir-être des étudiants, tels que le leadership, la capacité d’adaptation et la capacité de socialisation, des compétences qui commencent à se former dès le primaire et le secondaire. Selon eux, il s’agit de l’évolution la plus marquante observée dans les besoins des employeurs au cours des dernières années. Les compétences transversales occupent aujourd’hui une place centrale, puisque les employeurs recrutent de plus en plus sur la base des aptitudes humaines, jugeant qu’elles sont plus difficiles à développer que les compétences techniques. Ils recherchent ainsi des employés capables de progresser, de s’adapter et de contribuer pleinement à l’évolution de l’entreprise.
La Rive-Sud comme pôle éducatif
Selon les panélistes, la Rive-Sud est un véritable pôle éducatif, comme il s’en fait très peu ailleurs au Québec. Le nombre d’écoles, du primaire à l’université, en passant par les écoles professionnelles, et la variété des programmes en font un endroit unique. Le cursus scolaire complet est possible directement sur la Rive-Sud, ce qui constitue un véritable avantage concurrentiel pour l’attraction et la rétention des talents.
Ce pôle éducatif favorise également la requalification et l’ajout de compétences tout au long de la carrière d’un individu, près de son lieu de travail et, bien souvent, de sa résidence, un second avantage non négligeable pour les employeurs. On observe aussi que les étudiants provenant d’ailleurs et qui choisissent d’étudier sur la Rive-Sud s’y installent souvent pour de bon, attirés par la qualité de vie reconnue de la région.
Les panélistes soulignent toutefois que la demande est très forte sur le territoire et que les institutions d’enseignement peinent souvent à y répondre, ce qui crée des listes d’attente. Le manque d’espace constitue la problématique numéro un, suivi par le gel des investissements dans le milieu scolaire et par l’annulation de certains projets importants. L’accessibilité aux études supérieures représente également un défi, bien que le réseau public des cégeps, présent partout dans la province, atténue en partie cette réalité.
Briser les silos pour répondre aux besoins du marché et soutenir la réussite scolaire
Les panélistes insistent sur l’importance du maillage entre le milieu des affaires et le milieu académique. Du primaire à l’université, la fluidité du parcours des étudiants constitue un facteur clé de réussite, mais elle exige des initiatives concertées entre les organisations afin de rester alignées sur les besoins des entreprises. Il faut sortir des silos et renforcer encore davantage la collaboration entre l’ensemble des étapes du parcours scolaire et les institutions d’enseignement.
Ils rappellent aussi que la communauté d’affaires a un rôle essentiel à jouer. Pour briser réellement les silos, il ne suffit pas que les établissements d’enseignement collaborent entre eux : le milieu des affaires doit également s’engager. Qu’il s’agisse de journées carrières, de commandites d’événements ou d’accompagnement dans des projets scolaires, les panélistes sont convaincus de l’impact positif de ces initiatives. Ils tendent la main à la communauté d’affaires pour faire découvrir aux étudiants la diversité des métiers possibles et les mobiliser.
Alors que le taux de décrochage scolaire demeure préoccupant au Québec, les panélistes sont unanimes : il faut trouver des façons de garder les élèves motivés. Cette mobilisation devrait devenir une « priorité nationale », impliquant autant le milieu scolaire que les gouvernements et le milieu des affaires. En ce sens, cette Grande Rencontre reflète la volonté ferme de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud de favoriser le maillage et la collaboration entre ces différents acteurs, afin de faire avancer des dossiers structurants pour la région et pour le Québec.
À propos de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud
Depuis 1959, la Chambre agit comme catalyseur de la croissance économique de la Rive-Sud, en plus d’être un porte-parole reconnu auprès de la communauté d’affaires, du public et des différents paliers de gouvernement.
Elle exerce une influence significative en mobilisant et en donnant une voix aux entreprises et aux acteurs économiques de son territoire, établissant ainsi sa position en tant que réseau indispensable pour la communauté d’affaires de la seconde région économique en importance au Québec.
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