Brossard, le 19 mai 2026 – Dans un contexte économique marqué par l’incertitude et les pressions sur la productivité, la présidente-directrice générale d’Investissement Québec, Bicha Ngo, a appelé les entreprises de la Rive-Sud à poursuivre leurs investissements et à accélérer leur transformation.
Lors d’une Grande Rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud, Mme Ngo a dressé un bilan des cinq dernières années de transformation de l’organisation, en présence de dirigeants d’entreprises locales venus témoigner de leur expérience en automatisation et en transfert d’entreprise, soit Shawn Desmarchais, président de Groupe Produlith, et Michel Robert, président de Groupe Robert. Cette Grande Rencontre a permis de mettre en lumière des parcours concrets, les défis rencontrés et les leviers activés pour accélérer leur développement, en plus d’illustrer de quelle façon la Chambre agit comme un partenaire de proximité d’Investissement Québec afin de connecter les entreprises du territoire aux leviers d’accompagnement disponibles.
Productivité : des milieux de travail transformés par l’automatisation
Desmarchais et M. Robert ont tous deux bénéficié de l’accompagnement d’Investissement Québec dans le cadre de projets majeurs visant à améliorer la productivité de leurs entreprises. Le GroupeProdulithet le Groupe Robert ont été confrontés à d’importants défis liés à la main-d’œuvre, pour lesquels l’automatisation s’est révélée être la solution la plus efficace. Les emplois en usine ou dans les centres de distribution étant souvent perçus comme peu attrayants, ces entreprises faisaient face à des enjeux importants de recrutement et de rétention.
Après des investissements de plusieurs millions de dollars, les résultats se sont fait sentir rapidement. L’automatisation a permis de transformer en profondeur leurs environnements de travail, en les rendant plus attrayants et motivants pour leurs employés, tout en réduisant leur dépendance à la main-d’œuvre. Ces investissements ont ainsi permis d’améliorer la productivité, mais aussi de réduire les enjeux de recrutement dans des secteurs en tension.
Mme Ngo rappelle par ailleurs que le Québec et le Canada accusent un retard de productivité important par rapport à la moyenne des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un écart qu’il est essentiel de réduire. Malgré le contexte économique incertain, les entreprises doivent maintenir le cap sur leurs investissements et éviter de reporter systématiquement leurs projets, afin de préserver leur compétitivité à long terme.
Relève d’entreprise : un levier clé pour l’économie du Québec
Au Québec, environ 30 000 entreprises devront assurer leur relève ou leur transfert au cours des trois prochaines années, un enjeu économique majeur auquel Investissement Québec consacre désormais une attention accrue. Depuis 18 mois, l’organisation a d’ailleurs doublé ses interventions en transfert d’entreprise afin d’accompagner les cédants et les repreneurs dans ce processus à la fois complexe et exigeant.
Desmarchais et M. Robert ont tous deux repris les rênes de l’entreprise familiale et doivent déjà réfléchir à leur propre relève. Ils soulignent que les transferts familiaux demeurent des démarches exigeantes, notamment en raison de leur dimension humaine et émotive.
La formation de la relève à l’interne, autant au sein de la direction que parmi les cadres, nécessite une préparation rigoureuse et une planification en amont. Les panélistes s’entendent pour dire que les outils aujourd’hui offerts aux entreprises pour faciliter ces transitions sont nombreux et performants. Il est essentiel d’y recourir, puisque la continuité des entreprises familiales au Québec constitue un levier clé pour notre économie.
Développement international : s’ouvrir à de nouveaux marchés en période d’incertitude
Le commerce international a été fortement bouleversé au cours des dernières années, notamment en raison de l’incertitude entourant les tarifs américains et des répercussions des conflits internationaux sur les chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, Investissement Québec observe une volonté réelle des entreprises de réduire leur dépendance au marché américain et de diversifier leurs marchés d’exportation.
Le marché canadien représente ainsi une avenue particulièrement intéressante pour les entreprises québécoises, tout comme ceux de l’Europe et de l’Asie. Mme Ngo souligne que ce repositionnement stratégique demande du temps, mais qu’il demeure tout à fait accessible avec un accompagnement adéquat.
Bien que les impacts des tarifs américains aient varié d’une entreprise à l’autre, le Groupe Produlith et le Groupe Robert ont su s’adapter rapidement à ces nouvelles réalités. Leur approche repose notamment sur une communication constante avec leurs clients ainsi que sur un service de qualité et de proximité, des éléments clés pour se démarquer dans un contexte concurrentiel.

Investissement Québec : Une transformation réussie
Au cours des cinq dernières années, Investissement Québec s’est transformé pour devenir un puissant levier de croissance pour les entreprises d’ici. Sur fond de crise sanitaire, de récession technique et de tensions géopolitiques, la société d’État est passée d’une société de financement, à une agence de développement économique pour le Québec, connectée sur les besoins des entrepreneurs. Cette transformation vise notamment à répondre à la pression croissante sur la productivité des entreprises québécoises.
À l’occasion de la Grande Rencontre, Mme Ngo a dressé un bilan très positif de cette évolution. Aujourd’hui présente dans 6 villes canadiennes et dans 20 pays, l’organisation accompagne plus de 10 000 PME, dont 95 % sont québécoises, dans leurs projets de développement. En misant sur la productivité, l’accompagnement, l’attraction d’investissements étrangers et l’innovation, Investissement Québec contribue à maintenir les fleurons québécois ici et à soutenir leur croissance à l’international, générant ainsi de la richesse pour leurs employés, leurs fournisseurs et l’ensemble des entreprises de leur région, au bénéfice de toute l’économie du Québec.
À propos de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud
Depuis 1959, la Chambre agit comme catalyseur de la croissance économique de la Rive-Sud, en plus d’être un porte-parole reconnu auprès de la communauté d’affaires, du public et des différents paliers de gouvernement.
Elle exerce une influence significative en mobilisant et en donnant une voix aux entreprises et aux acteurs économiques de son territoire, établissant ainsi sa position en tant que réseau indispensable pour la communauté d’affaires de la seconde région économique en importance au Québec.
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